Histoire du musée de la mer : Nos activités scientifiques

Dans sa gestion de tous les jours, un aquarium fait appel à des compétences scientifiques diverses,le microscope fait partie des outils nécessaires à l'équipe scientifique de l'Aquarium indispensables à sa bonne marche. De fait, chaque technicien est confronté en permanence à des problèmes de physico-chimie de l'eau, voire de pathologie, qui ne peuvent être compris - et résolus - que par une approche scientifique rigoureuse.

La science de tous les jours

Pour contrôler la qualité de l'eau, des prélèvements sont effectués deux fois par semaine dans chaque bassin, et analysés en laboratoire. Sont ainsi mesurés température, salinité, pH et la quarantainetaux d'oxygène dissous, tandis que les concentrations d'ammoniaques, de nitrites et de nitrates sont dosées au spectrophotomètre. Toutes ces mesures permettent de s'assurer de la bonne marche du système, et de déceler d'éventuels dysfonctionnement (aération, filtration biologique par exemple) ou déséquilibres biologiques. Le taux de chlore est également dosé régulièrement dans le bassin des phoques, et il est parfois nécessaire de mesurer les concentrations de médicaments dans les bacs de traitement. Lorsque des poissons sont malades, en effet, ce qui arrive parfois dans le milieu un peu confiné que représente un aquarium, ils sont en général isolés et soumis à des bains antibiotiques ou anti-parasitaires, qui doivent souvent être dosés les analyses d'eau font appel à des réactifs colorés : l'intensité de la réaction est mesurée au spectrophotomètreavec précision. D'autres mode de traitement nécessitent d'incorporer le médicament à la nourriture, ou parfois de recourir à des injections ! Les maladies qui atteignent les animaux marins sont très variables : s'ils sont souvent victimes de parasites, ils sont également l'objet d'affections bactériennes ou virales. Un microscope est souvent nécessaire pour préciser le type d'affection et définir le traitement appropriés en concertation avec le vétérinaire attaché à l'établissement.

L'aquarium et les scientifiques

Comme c'est généralement le cas dans le domaine scientifique, les études poussées se font souvent en collaboration avec d'autres organismes : laboratoire départemental d'analyses vétérinaires pour la pathologie, laboratoires CDERE et LAPHY pour les analyses d'eau ou l'étude des micro-organismes... Par ailleurs, l'équipe de l'Aquarium est chargés de recueillir localement des données scientifiques pour le Centre National d'Etude des Mammifères Marins de La Rochelle. Elle entretient également des relations suivies avec les structures scientifiques environnantes (CERS, Institut des Milieux Aquatiques, INRA...) et participe à des échanges d'expériences et d'informations avec divers autres aquariums publics, français ou étrangers.

Le CERS : ses activités scientifiquescouple d'artémia (artemia salina) la femelle se reconnait à sa poche d'oeufs orange

Le Centre Etudes et de Recherches Scientifiques de Biarritz est né en 1956 et bénéficie depuis, du statut d'établissement public communal. Ses bâtiments surmontent le Musée de Mer à l'emplacement de l'ancien sémaphore.
Depuis sa création, le CERS a hébergé les laboratoires d'organismes prestigieux, comme par exemple l'Institut des Pêches Maritimes (ISTPM), l'institut des la Recherche Agronomique (INRA), qui s'y est développé au point de devoir déménager ver de nouveaux locaux, ou une unité de recherche de l'Armée y a mené une études sur les dauphins.

Actuellement, il accueille encore plusieurs organismes de recherche fondamentale ou appliquée :

- un laboratoire du Muséum National d'histoire Naturelle qui étudie un petit crustacé, Artémia salina, en collaboration avec d'autres organismes de recherche européens, et a été sélectionné par l'Agence Française de l'Espace pour des expériences en impesanteur.

- des installations expérimentales de l'Institut de Recherche pur la Sidérurgierelevés pour l'IRSID (IRSID), destinées à tester la résistance des matériaux à la corrosion, profitant de l'extraordinaire agressivité atmosphérique du site (2ème rang mondial après Okinawa au Japon !).

- le laboratoire LAPHY, spécialisé en hydrologie marine et continentale.

- le laboratoire CDERE,
  chargé principalement d'analyses microbiologiques des eaux.

- une station automatisée de Météo-France

- un Centre Régional de Baguage dépendant du Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d'Oiseaux (CRBPO-MNHN).

Se développe également sur le plateau de l'Atalaye, un pôle scientifique avec l'installation de l'Institut des Milieux Aquatiques Sud Aquitaines (IMA) et un laboratoire associé INRA-IFREMER, dépendant de la station d'hydrobiologie continentale de l'INRA à Saint-Pée-sur-Nivelle.

 

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