Amphithéâtre ouvert aux vents marins, nichée au creux du golfe de Gascogne, Biarritz
est océane…De tous temps, l’océan y a nourri pêcheurs et baleiniers, arrosé de
verdoyants pâturages, et manifesté sa force par son omniprésente houle d’ouest,
ses colères parfois. Son action sur l’atmosphère est permanente : le climat côtier,
c’est lui, et l’économie aussi, tant le tourisme littoral lui est lié.
L’océan couvre 71 % de notre planète. En absorbant l’énergie
du soleil, qu’il redistribue dans l’air et dans les eaux, il fait la pluie
et le beau temps. Parcouru de chaleur et de mouvement, l’océan adoucit nos
climats, tempère nos saisons, régénère notre atmosphère, et détermine vents
et précipitations.
C’est à lui que les côtes atlantiques françaises doivent la douceur de leur
climat, ainsi que les vents d’ouest et des précipitations régulières.
Au fond du golfe de Gascogne, le Pays Basque n’échappe pas à cette règle, mais
bénéficie d’un microclimat particulier.
Le climat biarrot
Sous l’influence océanique, en effet, mais aussi grâce à un
régime de courants chauds locaux, les hivers biarrots sont doux et la chaleur
estivale parfaitement supportable.
Généralement modérés, les vents sont dominés par une
triple influence : l’océan Atlantique, les Pyrénées et un régime de
brises locales. Mais ce sont les vents marins, chargés d’humidité et de
fraîcheur l’été, de douceur l’hiver, qui dominent largement sur les vents
continentaux.
La frange côtière bénéficie d’un bon ensoleillement
global, et c’est souvent à Biarritz que sont relevées les températures
les plus hautes dans les bulletins hivernaux de la météorologie nationale.
Ces températures agréables résultent de la proximité de l’Atlantique, ou
bien de vents chauds de sud, générés par un effet de foehn (l’air venant
d’Espagne perd son humidité en traversant les Pyrénées, puis se réchauffe
considérablement en perdant de l’altitude).
Les pluies sur la Côte Basque sont rarement persistantes,
excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent surtout sous
la forme d’averses orageuses de courte durée, mais souvent intenses.
Les mouvements de la mer
Pour
le commun des mortels, la force, la puissance de l’océan résident dans
son mouvement perpétuel, tour à tour lent et majestueux, violent et terrible.
Pulsation des marées, rouleaux écumants, atmosphère chargée d’embruns…Ces
manifestations de forces sous-jacentes ont souvent touché les poètes,
et intrigué les scientifiques
Sous l'influence de la lune
De flux en reflux périodiques, les marées sont dues principalement à la
force d’attraction de la lune : les masses d’eau situées face à elle sont
attirées, d’où une montée de leur niveau ; dans le même
temps, les zones marines situées de l’autre côté du globe subissent une
attraction minimale, et s’enflent elles aussi (voir schéma). Ainsi, lors
de sa rotation autour de la terre, la lune détermine une alternance de
marées hautes (dans l’axe terre lune) et basses.
Incomparablement plus massif que la lune, mais beaucoup
plus éloigné, le soleil exerce une attraction deux fois moindre.
Lorsque les forces d’attraction lunaire et solaire se conjuguent sur un même
axe (périodes de pleine lune ou de nouvelle lune), elles donnent naissance
aux grandes marées (dites de vives-eaux).Quand elles se contrarient, c’est-à-dire
lorsqu’elles s’exercent à angle droit, les marées sont minimales (mortes-eaux).
Des vagues…
Sous
l’effet du vent, la surface de l’eau se ride d’ondulations, qui deviennent
des vagues. La longueur et l’amplitude (hauteur) de ces ondes dépendent
de la vitesse du vent, mais aussi de la distance sur laquelle il peut
souffler sans obstacle à la surface de l’eau. C’est pour cela que les
vagues sont moins hautes dans les mers que dans les océans.
En s’éloignant de la zone où le vent leur donne naissance, les vagues forment
de grandes ondulations régulières : c’est la houle, qui peut se propager ainsi
sur des milliers de kilomètres.
L’eau ne voyage pas avec les vagues : elle ne subit qu’un mouvement vertical
au passage de l’onde, comme
on peut le constater aisément en observant une mouette posée en mer. En arrivant à la
côte en revanche, la profondeur diminuant, le creux des vagues « frotte » sur
le fond ; les crêtes avancent alors plus vite que la base, et les vagues finissent
leur parcours en déferlant sur le rivage. C’est pour cela que les vagues sont
moins hautes dans les mers que dans les océans.
En s’éloignant de la zone où le vent leur donne naissance, les vagues forment
de grandes ondulations régulières : c’est la houle, qui peut se propager ainsi
sur des milliers de kilomètres.
L’eau ne voyage pas avec les vagues : elle ne subit qu’un mouvement vertical
au passage de l’onde, comme on peut le constater aisément en observant une
mouette posée en mer. En arrivant à la côte en revanche, la profondeur diminuant,
le creux des vagues « frotte » sur le fond ; les crêtes avancent alors plus
vite que la base, et les vagues finissent leur parcours en déferlant sur le
rivage. C’est alors seulement que l’énergie contenue dans le mouvement ondulatoire
se transforme, et entraîne des déplacements d’eau.
…Aux courants
Après être monté à l’assaut de la plage lorsque les vagues se brisent, l’eau
en redescend, puis longe le rivage. Par endroits cependant, elle s’échappe
en donnant naissance à des courants de retour qui repartent vers le large,
et constituent un danger pour les baigneurs imprudents.
Les marées créent également des courants, liés au flux et au reflux, mais ils
restent relativement côtiers. Les grands courants océaniques, au contraire,
intéressent des masses d’eau considérables ; ce sont eux qui assurent en quelque
sorte le brassage des océans. Dus pour partie à l’action des vents dominants,
ils dépendent aussi des différences de densité entre les masses d’eaux chaudes
et froides. Sous l’influence de la rotation de la terre, ils ont tendance à s’incurver
(en sens inverse dans les deux hémisphères), mais leur route dépend aussi,
bien évidemment, de la forme de chaque océan, de ses reliefs sous-marins, et
des masses continentales qui le bordent.
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