Les animaux marins : Les mammifères marins

Prouesse en apnée

En apnée, l’homme est capable de performances, qui vous paraîtront sans doute étonnantes : les meilleures athlètes sous-marins atteignent près de 70 m par leurs propres moyens ( les records de 120 m et plus sont obtenus avec des lests) et certains peuvent passer plus de 6 mn sous l’eau !

Plus raisonnablement, une personne normale en bonne condition physique peut espérer, avec un peu d’entraînement, descendre entre 10 et 20 m, et réaliser une apnée d’une à deux minutes, ce qui n’est déjà pas si mal. En comparaison, le petit manchot Adélie peut descendre à plus de 20 m de profondeur, tandis que certaines tortues de mer atteignent quelques centaines de mètres (1000 m pour la tortue Luth), et se reposent souvent plusieurs heures au fond.

Les phoques de Weddell, champions parmi les pinnipèdes, peuvent passer plus d’une heure à 600 m.

Mais la palme revient sans conteste au cachalot, qui supporte des apnées d’une heure et demie, et va combattre les calmars géants jusqu’à 3000 m de profondeur !

Cétacé : Dauphin Pinnipède : Phoque
   
Pinnipède : Otarie Sirénien : Lamantin
   
Pinnipède : Morse Cétacé : Baleine franche
 


Les mammifères marins présentent, selon les groupes, divers degrés d’adaptation à leur milieu.

Certains, comme la loutre de mer, ne sont guère plus spécialisés que leurs cousins semi aquatique des étangs et rivières, tandis que les Cétacés ressemblent à ce point à des poissons qu’ils ont été considérés comme tels jusqu’au XVIIIème siècle !

Les Pinnipèdes

Les Pinnipèdes, dotés de quatre membres, sont capables de se déplacer à terre, où les femelles mettent bas. Traditionnellement réunis par les scientifiques, ils forment néanmoins deux groupes bien distincts.

Les phoques (Phocidés) sont apparus dans l’Atlantique Nord il y a quelques 20 millions d’années ; leurs ancêtres étaient sans doute voisins des loutres.

On en compte 22 formes différentes, que l’on répartit en deux groupes : les phoques nordiques (13 espèces et sous-espèces) et les phoques méridionaux et antarctiques (phoques moines et éléphants de mer en particulier).

Les otaries (Otariidés) sont apparues vers la même époque, mais dans le Pacifique nord.

Leurs ancêtres étaient voisins des chiens ou des ours.

Les morses (Odobénidés), qui leur sont apparentés, se sont différenciés un peu plus tard. Il existe actuellement 10 espèces d’otaries à fourrure, au pelage épais, et 5 espèces d’otaries à crinière (ou lions de mer) ; les morses se répartissent en deux sous-espèces.

Les Siréniens

Existant depuis quelque 50 millions d’années, le groupe des siréniens est apparenté aux… éléphants !

On ne connaît de nos jours que deux espèces de ces mammifères herbivores, le lamantin et le dugong. Très côtiers, ces animaux sont néanmoins parfaitement adaptés à la vie aquatique : ils ont totalement perdu leurs membres postérieurs, et se propulsent par des battements verticaux de leur queue arrondie.

Les Cétacés

Les premiers Cétacés connus, qui datent de quelque 50 millions d’années, étaient déjà des mammifères étroitement adaptés à la vie aquatique.

Les Odontocètes, ou cétacés à dents, existent probablement depuis 40 millions d’années, tandis que les Mysticètes (baleines à fanons) n’ont pas plus de 30 millions d’années. Les dauphins se sont différenciés plus récemment au sein des Odontocètes.

On reconnaît de nos jours plus de 60 espèces d’Odontocètes, dont certaines vivent en eau douce. Il n’existe par contre que 10 espèces de Mysticètes (3 baleines franches, 6 rorquals dont la baleine bleue, et la baleine grise, la plus archaïque).

L’homme sous la mer

La plongée en apnée débute avec l’histoire de l’homme. Ses premières applications ont été les récoltes alimentaires, ainsi que les pratiques militaires (dans l’antiquité, des plongeurs étaient attachés aux flottes de guerre grecques). De nos jours, pêcheurs d’éponges et d’huîtres perlières plongent encore en apnée dans certaines parties du monde. La cloche à plongeurs fut au XVIème siècle le premier système permettant à des hommes de séjourner sous l’eau. Un dispositif assurant un renouvellement d’air en améliora considérablement les possibilités, inaugurant une série de perfectionnements qui donnèrent progressivement naissance aux scaphandres, reliés à la surface par un « cordon ombilical » qui les alimente en air comprimé.
Vers la fin du XIXème siècle, les inventeurs se penchèrent sur le problème de l’autonomie des scaphandriers, mais le véritable scaphandre autonome, tel que les plongeurs sportifs le connaissent aujourd’hui, n’apparut qu’au milieu du XXème siècle.

Plonger à Biarritz

Avec ses fonds rocheux très découpés, Biarritz a une ambiance sous-marine très particulière. Par beau temps, un simple masque suffit pour s’y plonger devant le Port-Vieux. Pour ceux qui veulent en découvrir plus, il existe, à Biarritz et dans les localités voisines, de nombreux clubs de plongée.

 

 

[ fermer la fenêtre ]