 Le Grand Requin Blanc surnommé la Mort Blanche est probablement le prédateur le plus célèbre et le plus redouté au monde mais aussi le plus méconnu. C’est aujourd’hui une des espèces menacées de disparition.
A compter du mardi 12 avril 2005, le Musée de la Mer de Biarritz vous propose de découvrir les photos impressionnantes de grands requins blancs du photographe Patrice HERAUD et de voir ce que donne un Grand Requin Blanc de taille réelle.
- La découverte de ces Grands Requins Blancs au travers de photos impressionnantes prises lors d’expéditions scientifiques au large de l’Australie.
- Un face à face avec un Grand Requin Blanc réalisé grandeur nature, nous fait imaginer ce que ressentent ces aventuriers des fonds marins.
- Une immersion par multimédia. Patrice Héraud, photographe plongeur nous immerge dans une cage à requin à 30 mètres de profondeur et nous fait rencontrer les grands requins blancs.
La Mort Blanche est le nom des expéditions auxquelles Patrice HERAUD participe depuis 2001 pour marquer et recenser les grands requins blancs au large de l’Australie. Chargé de toutes les prises de vues terrestres et sous-marines, Patrice est descendu dans une cage par 30 mètres de fond pour observer les grands requins blancs dans leur milieu naturel, une première mondiale dans ce type d’expéditions.

Photographe, réalisateur et moniteur de plongée sous-marine, Patrice HERAUD est l’auteur du livre « Les Seigneurs de la Mer » qui relate ses expéditions à la rencontre des requins et il travaille également pour la télévision : son dernier reportage, « Autisme : le sourire du dauphin » a été diffusé dans l’émission Zone Interdite sur M6 et récompensé par la Caméra d’Or du 19ème Festival Autour du Monde. Depuis juin 2003, Patrice HERAUD est le Président Fondateur de l’association française SOS Grand Blanc, relais en France de la Fondation de protection du grand requin blanc australien Rodney FOX, qui se consacre à un programme de marquage par émetteur satellite des grands requins blancs australiens, afin de les étudier, de les recenser et de mieux les protéger. Avant qu’il ne soit trop tard. Depuis son enfance, Manu JANSEN CASTEELS s’est pris de passion pour les animaux : il les côtoie, en héberge, les étudie pour mieux les connaître. Il créé en 1995 à TISNS (Belgique) un Centre où il accueille des animaux domestiques et sauvages tels les reptiles : crocodiles et serpents. Il y recueille les animaux sauvages saisis par gendarmes, les douaniers au passage des frontières, les Sociétés de Protection des Animaux. Dans le cadre de ses activités manu JANSSENS est sollicité par un sculpteur afin de participer au moulage d’animaux sauvages qu’il connaît bien. La vocation est établie. Manu JANSSENS en fera son métier. Il perfectionne les techniques, met au point de nouveaux assemblages de produits. Tout cela lié à sa patience, son sens de l’observation et ses connaissances des animaux lui permettrent de réaliser des animaux en fibre de verre, plus vrais que nature. Installé depuis 2001, à Prayssac près d’Agen, il multiplie les réalisations tels mammouths, Australopithèques, dinosaures, poissons, serpents, tortues et aujourd’hui son premier Requin. Sollicité par tous les musées de France et de l’Etranger, les parcs d’attractions, etc., la qualité de son travail est reconnue par tous.

Les Grands Requins Blancs
On dit du Grand Requin Blanc qu’il est sanguinaire et terrifiant. Il est surtout fascinant. On le redoute, en réalité on le connaît mal et peu, en raison de la difficulté de l’approcher. Ce n’est qu’en 1965, qu’une équipe américaine l’a filmé pour la première fois sous l’eau. On l’appelle « mangeur d’homme », en réalité il attaque l’homme par confusion avec sa proie préférée l’otarie qui vue d’en dessous a la même silhouette qu’un surfeur sur sa planche. On ignore souvent que c’est un poisson.
Ce Seigneur des Océans, grand prédateur marin que l’on peut rencontrer dans presque toutes les mers du globe n’est ni méchant ni bon, c’est un chasseur parfaitement adapté à son milieu de vie. Sa forme n’a pas véritablement changé depuis 300 millions d’années. Il a des organes sensoriels extraordinairement performants, une mâchoire très perfectionnée, une hydrodynamique inégalée, dont se sont inspirés concepteurs d’avions et de sous marins.
Et pourtant, aujourd’hui il est menacé de disparition par la pêche industrielle, le braconnage, la pollution des hommes… . Son avenir est incertain. En Australie, où sa population est suivie, on constate qu’en 10 ans 70% de sa population a disparu.
Les films de fiction ne font qu'accroître cette terreur et excitent l’imagination macabre. Cette peur ajoutée à ce que l'univers aquatique peut avoir d'inquiétant pour notre espèce rivée à la terre ferme, ne fait qu'accentuer le malaise. Popularisé au cinéma par la série de films Les Dents de la mer (titre original : Jaws), dont le premier volet est sorti en salles en 1975, ce film a largement contribué à la terreur qu'il inspire dans l'imaginaire collectif, sentiment pourtant largement injustifié au regards des statistiques. Avec le loup, aucun autre animal ne nous inspire autant d'effroi.
Et pourtant … Parmi les 350 espèces de requins identifiées seules 3 requins sont les plus souvent impliqués dans des attaques sur l’homme : le requin tigre, le grand requin blanc et le requin bouledogue. Depuis que les statistiques existent sur les attaques de requins (1901), on a recensé 250 attaques en Australie dont 80 mortelles (moins de une par an !!!). Aux USA, chaque année il y a environ 12 attaques contre l’homme dont 1 à 2 sont mortelles. En Afrique du Sud, entre 1960 et 1990, il y eut 103 accidents. Ainsi chaque année, on comptabilise une cinquantaine d’attaques de requins à travers le monde, dont 6 sont fatales. On estime que 83% des attaques sont dirigées contre des nageurs, des surfeurs et des véliplanchistes (par confusion avec otarie ou tortue de mer) et 17% contre des chasseurs sous-marins et des plongeurs. De plus, bien d'autres créatures sont beaucoup plus dangereuses pour l'homme. En 1995 on a recensé, 1250 morts par piqûres de guêpes, 250 victimes piétinées par des éléphants. Mais être occis par une guêpe, une vipère ou un taureau furieux laisse sa dignité à l'homme. Etre dévoré par un squale le rabaisse à l'état de proie. Cette peur latente transforme le danger potentiel en une véritable psychose.
Le résultat c’est qu’aujourd’hui, plus de 100 millions de requins sont massacrés chaque année (soit 274 000 par jour) au titre de l’ignorance et de l’incompréhension. Ce phénomène est à déplorer car les requins, prédateurs et charognards font partie de la chaîne alimentaire et jouent un rôle écologique important. Ce que l’on sait des Grands Requins Blancs, provient d’études réalisées sur des animaux morts, pêchés ou prélevés, et d’observations qui ont pu être réalisées à partir d’espèces proches observées, en sachant que très peu de Grands Requins Blancs ont vraiment pu être observées dans leur milieu. Aujourd’hui, bien que très coûteuses, et très aléatoires quant à leur réussite, des chercheurs réussissent à mettre en place des expéditions scientifiques. Ainsi on sait qu’ils effectuent de longs déplacements plusieurs milliers de kilomètres alors que l’on pensait qu’ils étaient assez sédentaires d’une zone, on sait qu’ils descendent à plus de 1000 mètres de profondeur, mais on ne sait toujours pas comment se comporte cet animal en période de reproduction, existe-t-il des zones dortoirs ? Les femelles donnent t’elles naissance à un ou à plusieurs petits ? Quelle taille ont-ils à leur naissance ? Etc..666.
Patrice Héraud : http://www.pheraud.fr.st - Association SOS Grand blanc : http://www.sosgrandblanc.org |